PIERRE n. f. Xe siècle, pedra ; XIIe siècle, piere ; XIIIe siècle, pierre. Issu du latin petra, « rocher, pierre », lui-même emprunté du grec petra, de même sens. Substance minérale très dure, recherchée pour son éclat, sa beauté, sa rareté ; fragment de cette substance, servant à la fabrication de bijoux, d’ornements ou d’objets d’art. Une pierre brute. Une pierre de la plus belle eau. Pierre délavée, d’une couleur pâle. Une pierre de dix carats. La taille des pierres relève de l’art du lapidaire, du diamantaire. Cliver une pierre, la fendre selon ses plans naturels. Une pierre taillée à facettes, en brillant, en cabochon. Arrêter, sertir une pierre. La pierre, les pierres d’une bague, d’un collier. Pierres gemmes. Pierres précieuses, le diamant, l’émeraude, le rubis, le saphir. Pierres fines, gemmes qui ont souvent moins de dureté et de transparence que les pierres précieuses. L’aigue-marine, le grenat, la turquoise sont des pierres fines. Pierres dures, pierres fines comme l’agate, l’onyx, la sardoine, que l’on peut graver ou sculpter pour réaliser des camées, des intailles, etc. Une marqueterie de pierres dures. Entre dans l’appellation courante de divers minéraux. La pierre d’évêque, l’améthyste. Pierre de lune, variété de feldspath incolore et translucide, aux reflets nacrés. Pierre d’iris, nom donné à des pierres irisées comme l’opale ou la calcédoine. Pierre de jade, ancienne dénomination du jade. Pierre lydienne, jaspe noir. Pierre d’azur (vieilli), lapis-lazuli. Par anal. Pierres artificielles, fausses pierres, produits de synthèse qui imitent les pierres fines et précieuses. Le strass est une pierre d’imitation souvent employée pour les bijoux de théâtre ou de fantaisie, et sur les vêtements.
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